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Au revoir là-haut, Pierre Lemaître

22 Oct
Sociologie du poil et pilosité chômeuse

Moustache de poilu, tout simplement

Éditions Albin Michel

Lu par Lina
 Avec une variation sur la Grande guerre, Pierre Lemaître est un peu en avance sur son temps : d’une année tout au plus. Le prix Virilo a appris à connaître la lourdeur des éditeurs, et vous parie sa moustache qu’il y aura pour la rentrée 2014 une déferlante d’ouvrages sur la Guerre de 14.cvt_Au-revoir-la-haut_9324

En attendant le tir de barrage, le jury peine a se montrer drolatique devant la qualité de l’ouvrage de monsieur Lemaitre.

L’histoire s’amorce lors des dernières batailles de 1918. L’armistice est proche, et pourtant chaque mètre gagné sur l’adversaire reste une petite victoire. Pierre Lemaitre dépeint, une fois Rethondes passée, cette société d’après-guerre où l’on souhaite à la fois récompenser les héros de guerre et oublier bien vite leurs gueules cassées. Le cynisme vainqueur par KO.

Un casting de gueules cassées

 

Le héros, Albert Maillard, n’a rien d’une croix de guerre. Il est gentil mais maladroit, ultra-émotif et quelque peu froussard. D’ailleurs, il a failli y rester sur le champ de bataille.
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Au moins en 14-18, y avaient des poilus, comme le jury les aime !

Édouard Péricourt, fils de grande famille, génie du dessin, y a laissé lui la moitié de son visage.

Pradelle, le beau gosse arriviste, qui par de cruelles manipulations se fait passer pour un héros de guerre, compte bien utiliser cette notoriété pour gagner sa fortune. Chacun à leur manière, les personnages vont contribuer à mettre en œuvre les plus grandes arnaques de l’après-guerre.

Extrait, attention aux jeux de maux :

« Avant-guerre, elle les avait démasqués de loin, les petits ambitieux qui la trouvaient banale vue de face, mais très jolie vue de dot « 

Au-delà de la description sensible d’une époque, le rythme du récit, le suspens, l’humour et la dérision de l’écriture, la force de l’émotion et la justesse des sentiments portent le lecteur jusqu’à la dernière page.

Bref, un roman, un vrai, qui rappelle aux autres prétendants du Virilo toute l’exigence d’un livre qui se place dans une bonne bibliothèque a bacchantes.

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Les soldats de 14-18 c’étaient vraiment des supers héros !

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