La ruche, d’Arthur Loustalot

1 Oct
Duvet d'hystérie familiale

Doux duvet d’hystérie familiale

Editions JC Lattès

Lu par Claire

Trois sœurs qui fument et boivent du whisky pour affronter la crise : viril à souhait

don't fuck with my mummy

Don’t fuck with my mummy

Marion, Claire et Louise forment une fratrie de 19, 17 et 16 ans compulsivement soudée par la gestion quotidienne de leur mère Alice, devenue hystérique, alcoolique et suicidaire après le départ de son mari il y a deux ans de cela. Enfermées, si ce n’est physiquement, du moins psychologiquement, dans leur appartement (la ruche), les trois sœurs livrées à elles-mêmes forment un bloc compact destiné à survivre à l’atomisation du cocon familial. Leurs conciliabules, dopés aux clopes et au whisky, se font à voix basse pour ne pas éveiller l’attention de leur mère explosive qui pourrait bien débarquer un marteau à la main pour forcer la porte de leur chambre… Louise se taillade le bras, Claire ne dort plus, Marion pète un plombs, mais qu’importe : elles se débrouilleront seules et surtout, sans homme.

Le huit-clos féminin vu par un auteur de 25 ans : 50 nuances d’angoisse

Arthur Loustalot, 25 ans et 3 romans au compteur, a saisi d’une façon presque inquiétante la logique féminine. Comment ? Pourquoi ? On ne le saura pas. Cet auteur infiltré a réussi à capter quelques nuances hautes en couleur du beau (oui, beau, et fort, et intelligent) sexe, dans un style haché, entrelacé de phrases courtes et incisives, à base de « Claire dit : blablabla, oui mais, répliqua Louise, blablaba, taisez-vous! cria Alice« . En bref, il réussit à créer une atmosphère de plus en plus angoissante, où le style dérape en parfaite synchronisation avec l’ambiance, dans une accélération d’angoisse plutôt réussie mais dont le rythme et la répétition finissent pourtant par fatiguer une lectrice elle-même membre d’une famille de 3 sœurs, elle-même dénommée Claire, et qui s’inquiète donc depuis pour sa santé mentale.

ze connais tout aux femmes

Yé connais tout des femmes moâ

Une Réponse to “La ruche, d’Arthur Loustalot”

  1. plumedecajouu 7 octobre 2013 à 12 h 02 min #

    Un très beau billet, bien plus agréable à lire que ce roman qui m’a plutôt étouffée. Loustalot a un grand talent pour créer une atmosphère mais j’ai trouvé que c’était trop… Trop de mauvaises ondes dans cette ruche qui empeste la cigarette et l’alcool ^^
    Au plaisir de te lire,
    Cajou

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