L’herbe des nuits, de Patrick Modiano

17 Oct

Rasoir nocturne

Gallimard

Lu par Alys

Un roman qui commence par « Pourtant, je n’ai pas rêvé« . Un roman aux allures de songe, qui se déroule majoritairement la nuit, on l’a compris. Le narrateur déambule dans un quartier rarement exploité du Paris littéraire : « l’arrière-Montparnasse ». Il marche, son petit carnet plein de notes à la main, et il tente de se souvenir de son premier amour, il y a 30 ans. Un premier amour qui a duré 4 mois, et à la suite duquel la belle a disparu.

Mouais mouais mouais

Modiano commun

Il y a 30 ans, Tristan Corbière rencontre Dannie R. à la cafétéria de la Cité Universitaire : lui, il est un peu nigaud, et ne fait pas grand chose de sa vie à part noter tout un tas de détails étranges dans un carnet « pour se souvenir » : l’emplacement des bancs, les petites annonces collées sur les murs, les noms des gens qu’il rencontre.
Elle, elle est belle comme un camion, elle a de mauvaises fréquentations, habite, à l’Unic Hotel, dans le quartier de Montparnasse. Avec sa bande, elle semble se livrer à des petits trafics que Tristan Corbière ne comprend pas. D’ailleurs, il ne comprend pas grand chose cet anti-héros frêle et timide, de cet amour jaune (Big up poète éponyme).

Quitte à lire Corbière, autant lire le moustachu (comme d’hab’)

Il tombe amoureux, elle lui ment sur son identité et sur un tas d’autres choses qui n’ont aucune importance quand on est amoureux. Et puis un jour, elle disparaît, et lui, il ne s’en remettra jamais. L’histoire aurait pu s’arrêter là, et P. Modiano n’aurait peut-être pas eu à en faire un livre. Sauf que voilà, un jour un flic vient chercher notre héros dans le cadre d’une enquête sur un meurtre, et il découvre enfin qui étaient Dannie et les loubards de l’Unic Hotel.

Le ventre mou de Modiano

Le roman de P. Modiano est un bon compagnon de voyage, il se lit vite et sans passion. C’est le genre de livre qu’on oublie au bout d’une semaine. Une ambiance et des noms à la Marcel Carné, une histoire un peu bateau, des regrets éternels d’un amour déçu. Le ventre mou de la rentrée littéraire, en quelque sorte.

2 Réponses to “L’herbe des nuits, de Patrick Modiano”

  1. Fingal 18 octobre 2012 à 11 h 52 min #

    Aïe aïe aïe ! Mais je viens de le terminer, et vous avez malheureusement raison…

  2. Parcinski 23 octobre 2012 à 22 h 36 min #

    Peut être qu’il vous manque quelques références.. Ben Barka, Paris… Lisez d’autres Modiano peut être, peut être La petite bijou ou bien Dora Bruder, ou alors ne le lisez plus 🙂

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