Géographie de la bêtise, de Max Monnehay

28 Août

Moustache stupide

Editions du Seuil

Lu par Claire

Le premier 1/5 de la rentrée. Aux abris.

Après Corpus Christine, prix du premier roman en 2006, la jeune Max Monnehay revient sur son sujet de prédilection, le handicap.

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« Sortie littéraire 2012 » aurait été plus adéquat.

Dans son premier opus, qualifié alors de « nothombien » par la critique (gloups – ah le vrai prénom de Max est Amélie ? – re- gloups) son héros, infirme, mourrait lentement affamé par sa femme obèse.

Dans Géographie de la bêtise, le jeune Bastien décide de répondre à l’appel de Pierrot, estampillé idiot du village en chef, et de partir fonder une communauté uniquement constituée d’idiots. La société ne veut pas d’eux ? Soit, eux non plus. Na. Ce qui paraît alors un bon pitch de film se transforme lentement en un roman dont la brièveté ne suffit pas à faire barrage à un endormissement glauque auquel le manque de consistance des personnages principaux participe largement. L’utopie sociale sympathique s’effondre, les idiots meurent dans d’atroces souffrances, la fin n’en est pas une et l’auteur boucle le tout en oubliant de nous éclairer sur le message derrière tout ça.

Alors que les feuilles tombent des arbres, que le rosé de l’été s’est évaporé, que le prix de l’essence flambe et que les députés n’aiment pas les robes à fleurs, pas besoin d’un livre pour nous enfoncer encore plus dans la morosité ambiante. C’est dommage, on aimait bien le titre.

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