Et les vainqueurs sont…

7 Nov

Une image de Dino Egger, Merci à Louison

Le prix Virilo s’est posé dimanche. C’était du pâté de tête.

Il a voté. Au second pot de rillettes, le premier juré a menacé de sortir de la salle. Puis tout s’est apaisé autour d’un bon mot. Ce fut dur, mais comme dirait Xavier, si c’est mou, ce n’est pas très viril.

LE PRIX VIRILO 2011 revient à ERIC CHEVILLARD, pour DINO EGGER.

Il bat en finale Carole Martinez, pour « Du domaine des murmures ».

Eric Chevillard réussit avec brio un roman qui dépasse l’exercice -ébouriffant- de style et la parodie biographique, pour nous plonger dans une quête sur le sens des vies géniales, au plus près des Monty Python.

Parler sur 200 pages de non-existence tout en restant drôle est extrêmement viril.  Si.

(Lire notre critique ici)

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LE PRIX TROP VIRILO 2011 revient à ERIC REINHARDT, pour LE SYSTEME VICTORIA.

Eric Reinhardt, le jury te dit "Bravo". Et t'offre trois fruits.

Il bat en finale Valéry Giscard d’Estaing, pour Mathilda. Ce fut sanglant.

Valéry a pour lui l’expérience, le fait d’être un immortel, et une corruption constante d’une partie du jury (le jury féminin à moustache, ce qui semble l’exciter). Mais voilà, Eric Reinhardt, c’est la fougue d’un écrivain qui s’apprécie beaucoup. C’est un héros endurant (atteint de priapisme mais qui n’éjacule pas). C’est surtout un héros dont l’éjaculation finale cause la mort du personnage central (Victoria). Ce qui est tout de même donner dans un livre de 500 pages beaucoup de pouvoir à quelques gouttes de sperme. Ca nous a semblé suffisant.

(Lire nos critiques ici)

 

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LISTE DES ACCESSITS

Comme chaque année, il est difficile de se limiter à deux prix. Les accessits sont là pour récompenser les nombreux livres lus.

Le Prix Pilon du livre qui a le mérite d’avoir gâché du papier pour son impression et celle des articles qui en ont parlé est attribué à Les souvenirs de David Foenkinos.

L’accessit « anosognosie » du livre qu’on aimerait bien oublier est également attribué à Les souvenirs de David Foenkinos.

C'est Eric qui va être content. Eric, un peu moins.

Le Prix du livre « qu’on n’a pas lu parce que c’est comme ça, il y en a qui ont moins de chance que les autres » est attribué à Delphine de Vigan pour Rien ne s’oppose à la nuit.

Le Prix François Busnel du livre « Chérie, tu as écrit un livre extraordinaire, mais n’oublie pas d’acheter du pain tout de même » revient à Delphine de Vigan pour Rien ne s’oppose à la nuit.

Le Prix du roman qui risque fort d’être plagié par Joseph Macé-Scaron est attribué à Nestor rend les armes, rédigé par son ancienne adjointe Clara Dupont-Monod

Le Prix de la première phrase qui commence vraiment mal est attribué à Solution Terminale, d’Anne Maro : « A l’horloge du beffroi, l’heure. »

L’accessit du livre qui se serait appelé « Longtemps je me suis couché de bonne heure » si l’auteur avait lu Proust est attribué à Aujourd’hui maman est morte, de Charles Berling.

L’accessit « Ce ne sont pas mes Rayban, ce sont mes narines » est attribué à Michel Lesbre pour Un lac immense et blanc.

Les Prix CaraMail des auteurs qui découvrent l’Internet en 2011 sont attribués à Rom@, de Stéphane Audeguy et Cyr@no, de Bessora.

Le Prix « Cindy Sander » est attribué à Le Papillon et la lumière de Patrick Chamoiseau.

Le Prix « Jacques Séguéla de la phrase qu’on regrette » est attribué au titre du roman de Shumona Sinha, Assommons les pauvres.

L’accessit Tchin Tchin d’Afflelou est attribué conjointement à Sans lunettes, de Géraldine De Radigues, et à Je vous prête mes lunettes d’Anna Rozen.

Le Prix du générateur aléatoire de titres de Jane Austen est attribué à Orgueil et désir de Myriam Thibault.

Le Prix « C’est gentil d’avoir pensé à nous mais non, merci, le Prix Trop Virilo ne vous primera pas cette année », est attribué à Enculé de Marc-Edouard Nabe.

L’accessit « oxymore de la mort » revient à Un si proche éloignement de Luc-Michel Fouassier.

Le Prix « Les Nazis, c’est so 2010 » est attribué à Pour mémoire de Mazarine Pingeot.

Pour finir, Nothomb qu’on n’a pas donné d’accessit à Amélie.

L'Akadémie Virilo (pas toute...) . (Orthographe jeune et branchée)

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