Ce que j’appelle oubli, Laurent Mauvignier

13 Juil

Aux éditions de Minuit

Lu par Stéphane

Spoiler alert : Ce vigile n'y est pour rien

Moustache fournie

Mauvi-stache

C’est un long monologue d’une soixantaine de pages, récit ininterrompu d’un fait divers sordide dans la banlieue lyonnaise. Pas un seul point, mais un enchaînement de phrases qui se juxtaposent de l’incident initial – un vagabond pique une bière dans un supermarché – au drame – l’homme meurt, tabassé par des vigiles qui voulaient s’amuser – et ses conséquences – un procès et un deuil.

D’une rare intensité et d’une violence sourde, l’exercice de style auquel s’est plié Laurent Mauvignier est pleinement réussi. On assiste au ralenti au dérapage des coupables, qui, d’un instant à l’autre, deviennent meurtriers, sans autre raison qu’une émulation malsaine dans le mépris et la violence.

La banalité du mal en si peu de lignes, bravo.

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