L’Hyper Justine, de Simon Liberati

24 Oct

Flammarion

Lu par François H-L

Deux êtres partagent plus que le milieu futile, bourgeois et misérable dans lequel ils évoluent ; une femme les unit. Le premier personnage, un escroc assez flamboyant aimant la vie facile, est son fils. Le second personnage, une vieille lesbienne atteinte de la maladie d’Alzheimer, travaillant sur le nouveau scénario de Sofia Coppola, a été sa maîtresse. Durant une soirée en apparence normale (drogue et décadence au pays des biens nés), ils tentent de se souvenir et se confrontent à leurs impasses et à leurs faiblesses. Le hasard les conduira à une entrevue aussi fulgurante que décisive.

L’auteur confie en quatrième de couverture qu’il aimerait qu’on lise son roman d’une traite, encore faudrait-il qu’il soit correctement écrit et agréablement composé. On retient certains passages de qualité qui révèlent un certain talent littéraire, mais on est surtout étonné par le gâchis avec lequel ce talent est développé. Le name dropping, la tentation du roman à clé, la volonté absolue d’être fin de siècle (ou de race) fait de ce livre une œuvre brouillonne et peu digeste. Il y avait pourtant tant à tirer de ces personnages et de leur rencontre !

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