Dans les ombres sylvestres, de Jérôme Lafargue

13 Oct

Quidam

Lu par Bertrand

Une épopée familiale où se mêlent magie, lutte révolutionnaire et surf. Dans la famille Gueudespins que nous suivons sur plusieurs générations, ne naissent que des hommes forts et quelques peu brutes. Dans la forêt des Landes, leur territoire est délimité par une frontière que les habitants des environs se gardent de franchir, faite de crainte et de respect.

On prend beaucoup de plaisir à s’installer dans l’univers de ces personnages où la magie et le loufouque surgissent dans les scènes les plus réalistes.

Au bout de cette lignée Gueudespins, Audric, notre contemporain, revient vivre sur les terres de ses ancêtres et cherche à mieux les connaître. Le roman se fait enquête et c’est là qu’il faiblit, quand la quête est un ressort trop faible et qu’elle se perd en considérations révolutionnaires.

Bien qu’extrêment déçu par le dénouement, ce roman offre un bon moment de lecture. Très bien écrit, dans un style précis et vivant, Jérôme Lafargue a créé des personnages décalés et attachants. On pense à Marquez pour la magie et le côté épopée familiale mais aussi à Pluyette pour l’humour.

Par Marine

La forêt des Landes et l’océan sont les deux éléments quasiment magiques qui courent d’un bout à l’autre du roman. La part belle est faite au conte, loin de la vraisemblance et de la réalité historique. Pourtant nous nous identifions facilement à Audric, héritier malgré lui d’un destin hors du commun légué par trois générations d’hommes avant lui, dont le redoutable Elébotham. Il oscille alors entre désespoir et folie. De notre côté il est difficile de savoir que comprendre. La langue, qui est riche et toute en nuance, participe bien à l’atmosphère étrange qui règne dans ce récit. La chute, enfin, ne résout rient mais nous plonge dans une interrogation sans fin. Cela aurait pu être intéressant mais elle laisse au contraire un arrière-goût moins bon que la dégustation des pages précédentes. Plus de simplicité n’aurait peut-être pas nuit à l’ensemble, au contraire.

Par Philippe

Les Gueudespins sont indubitablement moustachus et virils. Qui a lu Malicroix ? Si vous aviez aimé, vous allez aimer. Moi, j’ai aimé. Beaucoup. Autant d’amour ne peut être que bon signe, non ? Et à la fin, c’est Colonel Moutarde dans le Petit Salon, avec le Chandelier. Mais cela a-t-il une importance? Le vrai personnage est-il vraiment la famille Gueudespin ? Hein ? Hein ? Allez l’acheter.

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